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<name>MCSJuan</name>
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<title>Diérèse n°96</title>
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<published>2026-06-23T17:21:06+02:00</published>
<summary> En exergue, une citation de  René Char  : « Tu es lampe, tu es nuit ». On...</summary>
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&lt;img src=&quot;http://tramesnomades.hautetfort.com/media/02/00/2353681065.jpg&quot; id=&quot;media-6686360&quot; title=&quot;&quot; alt=&quot;diérèse n°96,poésie,théorie littéraire,livres,citations,daniel martinez&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;En exergue, une citation de &lt;u&gt;René Char&lt;/u&gt; : « Tu es lampe, tu es nuit ».&lt;br /&gt;On pourrait ajouter : « Les murs entiers sont à celui que ta clarté met au monde ».&lt;br /&gt;Le « tu », ici, renvoie à la femme, au féminin. Et l’opposition « lampe » et « nuit » marque un paradoxe pour dire un indéfinissable. Comment être « nuit » et éclairer dana le même temps ? Justement parce que la clarté ne peut se révéler, s’évaluer, que dans le déchiffrement du caché, de l’ombre.&lt;br /&gt;Si on essaie de comprendre ces mots comme parole concernant la poésie cela peut signifier deux choses. Que l’écriture, même masculine, doit émerger de la part du féminin, de la capacité de faire naître, donc de rester incarné, en relation avec la réalité du corps (du geste) et de la nature, de la matière. Ancrage. Et que la poésie doit veiller à demeurer sur le fil d’une corde tendue entre lumière et nuit sans lâcher l’une ou l’autre. Donc oser aborder l’autre face des significations, faire du langage un scalpel autopsiant l’ombre en soi.&lt;u&gt;Éditorial&lt;/u&gt;, par &lt;u&gt;Michel Diaz&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« La poésie dans tous ses états&lt;br /&gt;    ou du poème en prose »&lt;br /&gt;Michel Diaz aborde la question de la forme. Poème en vers ou poème en prose. Notant « l’évolution de la pratique poétique », « le rejet des règles prosodiques » au cours de plusieurs périodes précédentes. Des « contraintes du vers », écartées par cette évolution il note qu’elles sont « souvent stériles ». (On peut en discuter, cela n’a pas été toujours le cas, dépend de ce qu’on considère comme contraintes, sachant que la contrainte peut être aussi un déclencheur de création). Plus loin, traitant du vers, il critique ce qui, dans le vers libre « s’apparente à la transcription de proses disposées en vers, irréguliers ou non ». Ajoutant : « Comme si le retour à la ligne donnait valeur de vers au segment syntaxique qu’il découpe arbitrairement ». Mais, il en convient, « Et là-dessus, également, on pourrait longuement discuter ». Il clôt donc cet aspect de la réflexion en citant Jean-Michel Maulpoix, sur le constat de la diversité formelle de la poésie contemporaine qui « se donne à lire dans tous ses états ». &lt;br /&gt;Je reviens quand même sur cette question du vers libre. Car c’est vrai que, souvent, lisant des poèmes, on peut ressentir de l’agacement, en ayant l’impression que, pour faire poème, des auteurs font de la coupure en lignes un exercice artificiel qui ne correspond pas à une nécessité sonore, rythmique, ou spatiale (visuelle, car s’il y a le son et le rythme il y a aussi l’espace de la page, l’inscription pour l’œil). Cependant, ceux pour qui l’exigence détermine les choix formels (et qui sont souvent aussi à l’aise dans la prose que dans le vers) il y a une évidence intérieure (syntaxique, rythmique, et visuelle) qui impose la mise en espace des fragments de sens. &lt;br /&gt;Mais le sujet central de Michel Diaz est l’inscription du poème en prose dans l’histoire littéraire. Une évidence. Et les noms qu’il indique, très nombreux, en sont une démonstration absolue. En commençant par Aloysius Bertrand (&lt;em&gt;Gaspard de la nuit&lt;/em&gt;), ce poète merveilleux prosateur, et en  quelque sorte pionnier. Puis citant Baudelaire, Lautréamont, Rimbaud, et bien d’autres, dont, bien sûr, René Char, Yves Bonnefoy, Henri Michaux... La liste est vaste. Mais je pense que peut-être une distinction pourrait se faire aussi entre ceux dont les poèmes en prose ont chacun une densité unique, un sens plein se suffisant à lui-même (Baudelaire, Rimbaud...) et ceux dont la prose poétique élabore des chapitres, comme des essais (Camus, notamment, et d’autres). &lt;br /&gt;Michel Diaz adopte la formule de Jean-Michel Maulpoix (« Diverse et fluctuante, la poésie est à l’image du présent ») : « faisons nôtres ces mots ». Mais pour définir ce qu’est la poésie (vers ou prose) il met l’accent sur la langue. Et pense l’écriture comme « le lieu où se reformule un autre, et peut-être nouveau rapport à la langue, c’est-à-dire au monde et au sens ».  Pour conclure en insistant sur « le rythme et sa musique ». Dernier mot, « résonance ».&lt;br /&gt;.........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;HOMMAGE à Thierry Metz&lt;/u&gt;. Deux textes : lecture et poème.&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Jacques Allemand&lt;/u&gt; développe, en près de dix pages, sa lecture de &lt;em&gt;Lettres à la Bien-aimée et autres poèmes&lt;/em&gt;, Poésie/Gallimard, 2025.&lt;br /&gt;Après avoir abordé la fracture que marque pour l’écrivain la perte d’un enfant, il évoque la place du travail dans l’écriture du poète : « ... Du premier au dernier de ses livres, le travail manuel et le travail d’écriture se répondent et parfois se confondent, s’entremêlent dans un même texte. De fait l’écriture sort de la main (mot que l’on souligne car c’est ici un mot-clé d’une très haute fréquence), la main qui transporte les seaux et qui pose les mots sur la feuille ». Puis vient l’importance de la nature : « Thierry Metz accorde à la nature une place centrale et parmi les êtres qui la peuplent, sa préférence, de très loin, va aux oiseaux. Figure emblématique parmi les plus inspiratrices, l’oiseau traverse toute son œuvre. » Est abordé ensuite la manière de penser les mots, le lien entre « le signe et le référent ». Importance du « rapport de similarité » et donc de l’emploi de la conjonction « comme ». Goût pour « le paradoxe et l’oxymore ». En conclusion : « L’écriture, somme toute, s’apparente à un parcours, un itinéraire – le texte dit volontiers ‘un chemin’ »&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Michel Lamart &lt;/u&gt;a écrit un poème.&lt;br /&gt;« Point de péril en la demeure&lt;br /&gt;   Pour saluer Thierry Metz » &lt;br /&gt;(Cinq pages dont je copie une strophe)&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’écoute tes mains&lt;br /&gt;J’ai le temps&lt;br /&gt;Que tu n’as plus&lt;br /&gt;Désormais&lt;br /&gt;Mais&lt;br /&gt;Tu as celui&lt;br /&gt;De tes textes&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;.........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;TRADUCTIONS&lt;/u&gt;, &lt;u&gt;CITATIONS&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Traduction du portugais, deux poètes, par &lt;u&gt;Jean-Paul Bota&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Nino Júdice &lt;br /&gt;Textes extraits de &lt;em&gt;Les choses les plus simples&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« Tout et rien »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ainsi : un jour naît différent d’hier ; la&lt;br /&gt;voix entre dans l’eau, sans retour ; la phrase est&lt;br /&gt;directe, sans oui et sans non. Ensuite, entre&lt;br /&gt;la réalité et son image, je ne sais&lt;br /&gt;que choisir. Je les ai devant moi ;&lt;br /&gt;et je pratique le doute méthodique du philosophe,&lt;br /&gt;sans savoir si le réel est illusoire, ou si c’est là&lt;br /&gt;sa propre réalité.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;.&lt;br /&gt;&lt;u&gt;António Ramos Rosa&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;Textes extraits de &lt;em&gt;Volant vert&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« La fête du silence »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;J’écoute dans la parole la fête du silence.&lt;br /&gt;Tout est à sa place. Les apparences se sont éteintes.&lt;br /&gt;Les choses vacillent si proches d’elles-mêmes.&lt;br /&gt;Se concentrent, se dilatent les vagues silencieuses.&lt;br /&gt;C’est le vide ou le sommet ? C’est un verger de mousse.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Denise Levertov&lt;/u&gt;, trad. de l’anglais (USA) par &lt;u&gt;Jean-Yves Cadoret&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Septembre 1961 »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ils nous ont dit&lt;br /&gt;que la route menait à la mer&lt;br /&gt;et ont déposé //&lt;br /&gt;le langage entre nos mains.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;.........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;TEXTES&lt;/u&gt;. &lt;u&gt;CITATIONS&lt;/u&gt; (sélection)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Max Alhau&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« En cours de route »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu pars à ta recherche&lt;br /&gt;ignorant des routes, des sentiers.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Tu te dissimules entre ton nom&lt;br /&gt;et ton ombre : même les traces s’effacent&lt;br /&gt;autant que les mots écrits à la craie.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Daniel Martinez&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Persistance »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Vois en toi comme bouge&lt;br /&gt;ton visage intérieur&lt;br /&gt;comme l’ombre&lt;br /&gt;s’efface et recueille&lt;br /&gt;sous la lampe du couchant&lt;br /&gt;les paumes d’une autre soif&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Thierry Renard&lt;/u&gt; (présent dans la bibliographie du livre collectif &lt;em&gt;Albert Camus d’une rive à l’autre&lt;/em&gt;, pour sa co-direction d’un ouvrage sur Camus, de très grande qualité)&lt;br /&gt;Textes extraits de &lt;em&gt;Pourquoi Friedrich Nietzsche n’est-il jamais satisfait ?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Le vent emporte tout même les pages des cahiers&lt;br /&gt;Et le temps qui passe n’en finit plus&lt;br /&gt;de soulever la poussière que font les mots&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Pierre Dhainaut &lt;/u&gt;(décédé en avrill 2026)&lt;br /&gt;« Dans nos voix nues »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;nous incarnons l’esprit de la surprise,&lt;br /&gt;nous le communiquons, et que ce soit un arbre&lt;br /&gt;l’horizon, le royaume, des synonymes,&lt;br /&gt;quand nous les adressons dans l’allégresse,&lt;br /&gt;la mort n’arrête pas le souffle d’une voix&lt;br /&gt;qui se rend de plein gré parmi les souffles.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Isabelle Lévesque&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Rouge excepté »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Qui reconnaîtra le trouble ?&lt;br /&gt;Ce jour, d’une amnésie secrète,&lt;br /&gt;remonte le cours.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Jean-Louis Bernard&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Un jour&lt;br /&gt;une langue étroite&lt;br /&gt;nous fut octroyée&lt;br /&gt;langue mise à nu &lt;br /&gt;dans les failles&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;[...]&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Nous sommes d’inquiétude&lt;br /&gt;comme on est d’un pays&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Richard Roos-Weil&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Suite incertaine »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quelque chose des origines&lt;br /&gt;S’entend&lt;br /&gt;Dans ce mouvement&lt;br /&gt;Cette suite incertaine&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Jean-Yves Cadoret&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Au parapet du pont »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;écoute&lt;br /&gt;                c’est le temps qui passe&lt;br /&gt;et d’oubli en oubli&lt;br /&gt;donne forme au chant //&lt;br /&gt;galet de feu dans la bouche&lt;br /&gt;porté plus loin que la fin&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Claude Albarède&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Sagettes »&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Ce qui demeure retient le temps :&lt;br /&gt;destin des graines, des bouquets d’arbres,&lt;br /&gt;des mots qu’on sème. //&lt;br /&gt;Le néant reste en dehors,&lt;br /&gt;n’est pas dans ce qui dure,&lt;br /&gt;n’offre rien à durer.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Daniel Martinez&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;« Miscellanées » (texte dédié à la mémoire de Pierre Dhainaut, noté Pierre D.)&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Dans la parenthèse temporelle qui préside à nos destinées, il n’est de repos qu’au plus secret du cœur, en sa rouge alcôve ; comme une étape de profondeur entre ce qui nous aimante ou nous déchire selon. Seule demeure une histoire propre à chacun, passée à construire une contrée du moi en mesurant l’espace qui lui fait défaut, et ne transfigure que le vertige d’être.  Sous le bleu des paupières, l’écriture sait ouvrir des degrés.&lt;/em&gt; &lt;br /&gt;À la fin il cite Jules laforgue : « Il n’y a pas de mort, et le grand mystère de l’existence consiste dans une métamorphose ininterrompue – tout est immortel et indestructible – le vermisseau, l’arbre, l’homme, l’être ».&lt;br /&gt;.........................&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;u&gt;QUELQUES NOTES de LECTURE&lt;/u&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Michel Diaz&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Jean Bensimon&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;L’homme bleu et autres chemins de sorcières&lt;/em&gt;, Constellations, 2025. &lt;br /&gt;Pour commenter le titre il rappelle la formule de Gilles Deleuze, empruntant des « lignes de sorcières » (emprunt revendiqué par l’auteur en 4ème de couverture).  Je retrouve une phrase de Gilles Deleuze reprise, avec son assentiment, par Jacqueline Duhême, dans &lt;em&gt;Duhême dessine Deleuze&lt;/em&gt; (merveilleux petit livre). En préface, Martine Laffon cite une lettre de Deleuze qui trouve que le dessin confère aux phrases une clarté. On lit : « Penser, c’est toujours suivre une ligne de sorcière ». Et on regarde : celui qui pense, assis (comme abandonné) sur une chaise, lève les yeux vers une sorcière et son balai et un oiseau transportant un personnage (ou l’esprit du penseur) haut dans le ciel. Éclairage, dans &lt;em&gt;Logique du sens&lt;/em&gt;, Deleuze interroge ce qui rend le langage « possible », et les paradoxes : « le sens en lui-même est l’objet de paradoxes fondamentaux qui reprennent les figures du non-sens ». Penser, donc, c’est accepter de prendre des détours. Pour Jean Bensimon, la quatrième de couverture, que cite Michel Diaz, indique que ce sont les itinéraires des personnages de ses nouvelles qui vont emprunter des « lignes de sorcières ». Jean Bensimon, dit Michel Diaz, s’aventure « dans le monde complexe de l’intériorité de l’être ».&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Pierre Dhainaut&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Bernard Noël &lt;/u&gt;et &lt;u&gt;Bernard Moninot&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;Un toucher aérien&lt;/em&gt;, Artgo &amp; Cie, 2020. &lt;br /&gt;Contemplation des arbres. Bernard Moninot les dessine, Bernard Noël regarde et écrit. Pierre Dhainaut, qui lui aussi sut regarder, est ému que ce soit le dernier livre de Bernard Noël. Et de l’arbre, dont sa pensée est en affinité avec cette lecture, il écrit : « Tout arbre, même dans un parking, est un multipliant si, du moins, nous apprenons à le voir : cet apprentissage, ce voyage, se déroule à l’infini. »&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Bruno Sourdin&lt;/u&gt;, une chronique sur &lt;u&gt;Han Kang &lt;/u&gt;(écrivaine sud-coréenne, Prix Nobel 2024).&lt;br /&gt;D’elle il écrit que son œuvre « est nourrie aussi bien de rêves poétiques que de cauchemars traumatiques » et que son écriture est « bouleversante, tantôt paisible, tantôt douloureuse ». Traduite elle a ses livres publiés par Grasset, dont un recueil de poèmes. En conclusion il dit son admiration : « La poésie de Han Kang est un cadeau. Une découverte merveilleuse. »&lt;br /&gt;Deux notes mentionnent les traducteurs. Le roman, &lt;em&gt;Impossibles adieux &lt;/em&gt;(2023), a été traduit du coréen par &lt;u&gt;Pierre Bisiou&lt;/u&gt; et &lt;u&gt;Kyungran Choi Choi&lt;/u&gt;. Le recueil de poèmes, &lt;em&gt;Ces soirs rangés dans mon tiroir&lt;/em&gt; (2025), l’a été par &lt;u&gt;Choi Mikyung&lt;/u&gt; et &lt;u&gt;Jean-Noël Juttet&lt;/u&gt;.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Michel Diaz&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Ian Boyden&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;Une forêt de noms&lt;/em&gt;, trad. de l’anglais (USA) par &lt;u&gt;Alexis Bernaut&lt;/u&gt;, L’herbe qui tremble, 2025.&lt;br /&gt;La 4ème de couverture, note Michel Diaz, précise le contexte : mémoire du terrible séisme de mai 2008 en Chine, causé par les négligences dues à la corruption, et suivi par une volonté de faire oublier le drame et ses causes.  S’inspirant du travail courageux de l’artiste Ai Wei Wei, Ian Boyden (« plasticien, sinologue et poète américain ») rend hommage par 108 poèmes à 108  des  enfants morts cette nuit-là. Michel Diaz relève ce qui est dit par l’auteur dans l’épilogue du recueil, que le nombre 108 est signifiant, « apparaît régulièrement dans le cosmos bouddhiste ». Le traducteur explique, est-il dit, que les poèmes respectent une tradition confucéenne, de « rectification des noms » pour donner sens à l’existence et replacer les êtres dans l’infni de la présence.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Jean-Louis Bernard&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Pierre Dhainaut&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;À la plus que présente&lt;/em&gt;, L’herbe qui tremble, 2025.&lt;br /&gt;« Pierre Dhainaut habite les lisières, cet espace aux frontières naturellement poreuses (entre le vague et l’intime, l’obscur et l’éclat) ». [...] « Le poète nous offre ainsi un livre lent, avec cette étrange autorité de la lenteur, un livre maître du silence et de la suspension ». &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Sabine Dewulf&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Pierre Dhainaut&lt;/u&gt;, &lt;u&gt;Mais toi, rien ne t’annonce&lt;/u&gt;, Association des Amis de Pierre Dhainaut et éd. Voix de garage, 2025.&lt;br /&gt;C’est un « ensemble d’aphorismes, une centaine au total ». [...] « Que vient apporter le poème que rien n’annonce ? Un ‘art de vivre’ répond Pierre Dhainaut, qui accompagne l’’art d’écrire’ ». [...] « Dans cet ouvrage exceptionnel Pierre Dhainaut est plus que jamais un passeur de relais ».&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Éric Barbier&lt;/u&gt;, d’&lt;u&gt;Éric Chassefière&lt;/u&gt; (avec les images de &lt;u&gt;Laurent Grison&lt;/u&gt;), &lt;em&gt;Dans la nuit du jour&lt;/em&gt;, Rafael de Surtis, 2025, et &lt;em&gt;Peindre de son corps&lt;/em&gt;, Pourquoi viens-tu si tard ? 2025.&lt;br /&gt;« Là, dans ces recueils, les œuvres de Laurent Grison, veres peints éclairés et photographiés, dialoguent avec les poèmes d’Éric Chassefière, flambées de couleurs dans le regard profond de la poésie ». &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;J’ai recensé &lt;em&gt;Obscura &lt;/em&gt;de &lt;u&gt;Carole Naggar&lt;/u&gt;, Atelier de l’agneau, 2025.&lt;br /&gt;En couverture, la photographie de &lt;u&gt;Kikuji Kawata&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;La dernière éclipse du Japon avec un anneau doré&lt;/em&gt;. « Le noir, le sombre, ce qu’on ne saisit pas, ou difficilement, échappe au déchiffrement ». [...] « Carole Naggar regarde les photographies d’un album de famille » ; et retouve l’Égypte de l’origine, médite sur l’exil. Pense à Hiroshima, évoque les anges de Wim Wenders. Car son retour sur le rapport intime avec les lieux de l’origine n’écarte pas le souci des souffrances dans le monde, tragédie nucléaire ou oppression des femmes, par exemple.&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Bruno Sourdin&lt;/u&gt;, de &lt;u&gt;Kunwar Narain&lt;/u&gt;, trad. du hindi par &lt;u&gt;Nicole Pozza&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;Confluences&lt;/em&gt;, Banyan, 2025.&lt;br /&gt;« Kunwar Narain est un poète majeur de l’Inde moderne, une des voix les plus vibrantes de langue hindi. La poésie était pour lui une nécessité absolue. » [...] « Ce grand poète de Delhi  – qui est mort en 2017 – nous offre une œuvre poétique essentiellement méditative et introspective, dans une langue simple et vibrante. »&lt;br /&gt;(Né en 1927, est-il noté, traducteur d’auteurs importants comme Mallarmé ou Borges).  &lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Marie-Paule Farina&lt;/u&gt; a lu &lt;em&gt;Albert Camus d’une rive à l’autre&lt;/em&gt;, Unicité, 2026. &lt;br /&gt;Notre livre collectif.&lt;br /&gt;« Une fois le livre refermé apparaît une évidence : Camus en ne reniant jamais rien de ce qu’il avait de plus particulier a réussi à être – ce qui est la marque de tout grand artiste – singulier et universel. »&lt;br /&gt;...&lt;br /&gt;Par &lt;u&gt;Claude Albarède,&lt;/u&gt; de &lt;u&gt;Daniel Martinez&lt;/u&gt;, &lt;em&gt;D’Ores et déjà&lt;/em&gt;, Les Deux-Siciles. &lt;br /&gt;Écriture « d’un ample langage toujours maîtrisé ». [...] « Chacun de ces poèmes est un embarcadère vers le large, à la manière de Supervielle [...] par l’animation vitalisée d’un vécu initial » [...] Et « si l’auteur semble privilégier ‘le signe’, il a l’art de le prolonger par touches successives et approfondissantes vers l’alchimie des contraires ». [...] Le silence... « il devient, chez Daniel Martinez, la transfiguration méthodique et inapaisée d’un vécu existentiel, soufflé par la langue du temps, elle que la mémoire ne cesse de travailler ».&lt;br /&gt;..................................................&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Note&lt;/u&gt;, Marie-Claude San Juan&lt;br /&gt;..................................................&lt;br /&gt;&lt;u&gt;Lien&lt;/u&gt; : Revue Diérèse/Les Deux-Siciles (Daniel Martinez) :&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://revuepoesie.hautetfort.com/&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://revuepoesie.hautetfort.com/&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;
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